Le Folklore alsacien

 Soirées folkloriques colmar 2008Les soirées folkloriques

De mai a septembre, Colmar vibrera chaque mardi soir au rythme de la musique des ensembles folkloriques locaux. Ces soirées typiquement alsaciennes sont toujours très prisées par les spectateurs (initié ou non). Ces soirées se déroulent sur la place de l’ancienne douane, au cœur de la Vieille ville et perpétuent une tradition paysanne séculaire qui remonte au 18ème siècle.
Les soirées folkloriques c’est l’assurance d’une ambiance chaleureuse, festive, conviviale et authentique. A ne manquer sous aucun prétexte!
C'est gratuit.


12/05/2015 - 15/09/2015

Soirées folkloriques alsaciennes



 


Le Costume Alsacien - Bref historique du costume alsacien:

alsaciennes-rue-des-marchands_-_photo_bogner.jpgC’est au 18ème siècle que se façonne peu à peu ce que nous appelons le costume alsacien traditionnel. Il s’adapte à la vie locale et varie d’une région ou même d’une ville à l’autre. Il est caractéristique de l’âge, de la croyance religieuse et de l’appartenance politique. Il reflète l’âme profonde du monde paysan.

Dans l’habillement paysan on retrouve toujours quelque peu les influences du style vestimentaire de l’époque à l’honneur dans les grands centres. Les matières, les couleurs, et la coupe définissent le costume alsacien. La coupe droite et les formes rectangulaires caractérisent la première période durant laquelle les vêtements sont confectionnés dans les foyers ruraux. Ils sont fabriqués en lin, chanvre ou bombassin et la ligne droite qui suit le sens de la trame de tissage évite au maximum le gaspillage. Ensuite, les paysans ont pu acheter des produits manufacturés. La taille plus ample de ces nouveaux tissus permet le fronçage et une coupe plus large. Des couleurs vives sont choisies. Le blanc éclatant, le rouge vif (couleur de feu et de vie), le bleu, le vert, le violet et le noir terminent la palette.


Accordina TurckheimLe Costume Féminin :

Le costume féminin se compose d’une ample blouse en coton à manches longues, d’une jupe vaste et longue couvrant les mollets jusqu’aux chevilles, d’un corselet attenant à la jupe, d’un tablier uni et long, se portant sur la jupe, serré à la taille et fermé avec un grand nœud sur le dos. Le foulard, souvent assorti au tablier et porté initialement sur la tête, se porte actuellement plutôt autour du cou et sur les épaules. Les chaussons sont en grosse laine, tricotés ou crochetés. Les femmes portent des sabots en bois de châtaignier, foncés, rustiques et résistants en semaine, et en bois de tilleul, légers et clairs ou peints le dimanche et les jours de fête.

Les différentes parties :

La chemise

Elle a évolué à partir de la longue chemise de lin à fraise que portaient les paysans, passant par un col droit empesé, puis par un col souple que l´on peu rabattre. Les manches sont longues et plissées.

La collerette

Elle sert à recouvrir l´encolure de la chemise, est en lin ou tricotée. Elle est bordée d´une dentelle tricotée et assortie à la bordure des manches de la chemise. La collerette est de forme carrée ou arrondie.

La jupe

Elle se porte par dessus la chemise. Elle est large et fait de nombreux plis. Elle s´arrête à mi-mollet chez les paysannes et à la cheville pour les citadines. La jupe était bicolore au début (la partie supérieure n´avait pas la même couleur que la partie inférieure) puis à partir de 1830 d´une seule couleur (vert, rouge, violet ou brun). Elle est en bombassin, en soie, en flanelle ou en coton. La jupe protestante est souvent garnie dans le bas d´un ou plusieurs rubans de velours fleuri, alors que les femmes catholiques portent une jupe sans rubans.

Le corselet

De tissu souvent précieux, il est attenant à la jupe. Il est lacé sur le devant ou fermé par une agrafe à la base, ou encore noué à l´aide d´un ruban de soie.

Le plastron

Il se met dans l´échancrure du corselet. Au début, simple morceau d´étoffe rouge qui servait à réchauffer et à recouvrir l´ouverture de la chemise, il devient rapidement l´une des plus somptueuse pièce du costume. Il est richement orné dans sa partie supérieure qui dépasse du corselet. Son décor est composé de rubans, de rosettes, de verroteries en couleur, de paillettes ou de motifs en métal repoussé. Les couturières en firent de véritables chefs-d´œuvre aux motifs de fleurs, d´arbres de vie, de roue solaire, d´étoiles, de corbeilles de fruits, de serpentins, de rosaces…

Le tablier

Il fait partie de tous les costumes alsaciens et se porte par-dessus la jupe. Au début, il est fait de lin blanc, puis à partir de 1870 apparaissent les tabliers aux tissus fleuris, rayés, en soie, en satin ou en taffetas. Ils sont plissés ou froncés et sont serrés à la taille par deux rubans qui se croisent dans le dos, puis reviennent sur le devant, où ils sont noués en grand nœud. Le bas du tablier peut être décoré de rubans et bordé de dentelles.

Les bas

Ils sont blancs et tricotés à la main. Les motifs du tricot sont très variés.

Les chaussures

Elles sont découpées et à petits talons, décorées d´un nœud ou d´une boucle.

Le châle

Il décore et tient chaud. Il est soi noué, soit croisé. Confectionné en soie et à longues franges, il est fleuri, rayé à carreaux, chatoyant ou brodé.

Les coiffes

Elles sont caractéristiques du costume alsacien et se divisent en deux catégories : les bonnets à nœuds et les bonnets à « barbes ». Le bonnet est une sorte de calotte souple, emboîtant à l´arrière de la tête. Il est brodé d´or et d´argent, orné de paillettes, de motifs en relief, réalisé en tissu damassé ou en toile de coton imprimée, orné de verroterie ou de cailloux du Rhin. Il est parfois bordé de dentelles.

Vers 1830 apparaît la coiffe à nœud frontal. Ce nœud ne cesse de grandir pour atteindre près d´un mètre de diamètre vers 1900. La couleur des rubans est tributaire des appartenances religieuses : noir pour les jeunes filles protestantes et les femmes mariées, rouge ou multicolore pour les jeunes filles catholiques.


costume alsacien hommeLe Costume Masculin :

Le costume masculin est composé d’une blouse en coton rayée blanc-bleu ou à petits carreaux, à manches longues la semaine, d’un gilet uni ou bariolé avec de multiples boutons dorés le dimanche et les jours de fête, d’un pantalon en gros velours côtelé brun clair ou foncé, ou noir. Le foulard rouge, ou à carreaux, est porté en triangle autour du cou. Le couvre-chef en feutre noir a de larges bords et un ruban noir en soie avec un nœud. Les chaussons sont en grosse laine foncée, tricotés ou crochetés, et ses sabots en bois de châtaignier ou de tilleul, comme pour le costume féminin.

Les différentes parties:

La chemise

Elle a évolué à partir de la longue chemise de lin à fraise que portaient les paysans, passant par un col droit empesé, puis par un col souple que l´on peu rabattre. Les manches sont longues et plissées.

Le pantalon

Il détrône la culotte et les guêtres durant la Révolution. Il est long et étroit, en drap ou en bombassin noir, bleu, vert ou brun. Dans certaines régions, il se boutonne sur chaque jambe par une série de petits boutons métalliques.

Le gilet

A l´origine simple pièce de drap ou de bombassin rouge qui était placé sur le devant de la chemise pour protéger du froid, il se façonne petit à petit pour devenir un gilet à revers et à multiples boutons. Le gilet rouge est le plus ancien mais dans certaines régions il peut être noir, violet ou bleu, en velours broché et à incrustations de dessins.

La redingote

Dès le 17ème siècle, les paysans portent la redingote longue pour se protéger du froid. Elle est en bombassin ou drap noir, brun, bleu ou en toile blanche. Elle est fendue à l´arrière jusqu´à la taille. Elle se porte avec la culotte et les guêtres. Vers 1830 apparaît la veste courte en bombassin noir. Elle est ornée d´une double rangée de boutons métalliques sur le devant, ainsi que de quelques boutons au bas des manches.

Le couvre-chef

Indispensable au costume masculin, il a connu maintes variantes. A partir du 17ème siècle, le chapeau de feutre noir à larges bords est de rigueur. Il est peu à peu remplacé par le tricorne. D´autres façons de relever et de fixer les larges bords à la calotte arrondie se succèdent. Différentes sortes de casquettes, bonnets, tricotés à pointe, plus ou moins longue, toques en fourrure de putois ou de martre ont aussi connu leurs heures de gloire. Le chapeau de feutre noir à bords raisonnables et calotte plate est adapté à la fin du 19ème siècle.

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